Au parc ?
La chose a été tellement « médiatisée » que ce n'est plus un secret pour personne. Entre les quelques mentions dans des émissions telles que « Les hauts et les bas de Sophie Paquin » et les innombrables mentions et allusions de Mado Lamotte dans ses chroniques de la revue Fugues, presque tout le monde sait que bien des hommes, gai ou non, fréquentent les parcs (et sous-bois) ici et là, partout à travers le monde, afin d'y trouver des gens qui y seraient pour la même raison qu'eux. Et cette raison elle est toute simple; avoir quelques contacts, les uns avec les autres, dans la pénombre, vite fait.
Enfin, si vous ne saviez pas que cela existait, vous voilà maintenant informé. Mais même ma mère, qui n'est pourtant pas très « déniaisée », savait que ce genre de chose existait. Je me souviens lorsque j'étais plus jeune d'une fois où elle m'a averti de ne pas aller dans les terrains vagues parce que je risquerais d'y rencontrer des hommes qui voudraient « me faire des choses ».
Pendant environ les quinze années suivantes, je n'ai à peu près pas eu aucune information sur le sujet au point d'oublier que cela existait, jusqu'au lendemain de ma rencontre avec HamakBob. Oh, bien sûr, j'ai souvent vu dans des films les scènes classiques de jeunes couples hétéros qui vont tous les soirs sur une petite colline surplombant la ville pour baiser dans leur voiture. Ou encore des couples hétéros qui baisent dans les sous-bois ou à la plage.
Mais aujourd'hui je peux facilement imaginer que les humains, peu importe leur orientation sexuelle, ont de tous temps eu un certain attrait pour la baise en plein air. Serait-ce une sorte de nostalgie génétique ? En effet, nos ancêtres préhistoriques baisaient certainnement tous en plein air. Tout comme les animaux d'ailleurs.
Si vous vous écriez, « nous ne sommes pas des animaux », vous faites erreur. Sur cette planète, il n'y a que deux sortes de créatures vivantes; les plantes et les animaux. Et à moins de réfuter la théorie de l'évolution de Darwin, nous sommes bien des animaux. Seulement, les humains sont maintenant rendus assez évolués qu'ils ont acquis une conscience de leur environnement, de ce qu'ils font et de ce qu'ils sont.
Toutefois, cela peut peser lourd d'être en permanence conscient du monde et un moyen que certains ont trouvé pour alléger leur fardeau c'est de revenir un peu à un état animal en se promenant dans des parcs ou des sous-bois tard le soir. Je ne peux cependant pas dire que tous les hommes qui pratiquent cette activité le font de façon « instinctive », mais dans les parcs au clair de lune, certains individus deviennent des chasseurs, un peu comme c'est souvent le cas dans les saunas gais.
Évidemment, toute activité de ce genre, qu'elle soit pratiquée par des hétéros ou des gais, est avant tout illégale. Je ne vais donc pas mentionner de lieux. J'en connais quelques-uns à Montréal. Certains fonctionnent même mieux de jour que la nuit. Mais si on souhaite pratiquer des activités sexuelles, même devant public, en toute légalité, il n'y a rien de mieux qu'un sauna gai.
Enfin, c'est peut-être mince, mais si les pratiquants d'activités sexuelles en plein air font tout ce qui est possible pour être cachés et non à la vue de tous, cela n'est apparemment pas complètement illégal. Mais si des policiers vous surprennent les culottes à terre, rien ne les empêchera de vous conduire au poste de police. Faites attention.
Dans ma folle jeunesse, j'ai pratiqué ce genre d'activité à de nombreuses occasions. En fait, c'est mon chum qui aime bien ce genre de pratiques occasionnelles et moi je souhaite être le plus souvent possible avec lui alors s'il souhaite ma présence et que je n'aie aucun empêchement, je l'accompagne, si le coeur m'en dit.
Malheureusement, plusieurs facteurs ont eu effets de réduire sévèrement la fréquence de mes sorties plein-air (tout comme les sorties sauna d'ailleurs). D'une part, mes intérêts ont changé et d'autre part, la surveillance des sous-bois a été revue à la hausse. Peut-être un effet secondaire de l'incident du WTC ou de notre gouvernement conservateur. Possible aussi que la ville ait voulu se montrer sous un plus beau jour à cause de la tenu de certains évènements touristiques.
Mais si en 2010 je viens de décider d'écrire un article à ce sujet, c'est que je sais, entre autres par la « demande silencieuse », que cette pratique n'a cessé de gagner de nouveaux adeptes. Je crois donc important de rappeler que, où que vous soyez, même au fin fond de la forêt boréale ou dans la jungle, la chose la plus importante lors de tous jeux sexuels, c'est de pratiquer le sexe sans risque.
Pour ma part, à moins d'être vraiment à l'écart de la civilisation et de pouvoir installer un hamac aux arbres sans les endommager, je n'ai qu'une seule pratique sexuelle en sous-bois et c'est la fellation. Le risque d'attraper ou de transmettre quelque chose lors d'une fellation, que l'on reçoive les caresses ou qu'on les donne n'est pas nul, mais il reste beaucoup inférieur à la pratique de la sodomie sans protection. D'ailleurs, vous devez faire très attention, car beaucoup d'hommes font les sous-bois spécialement afin d'y avoir des rapports barebacks. Et ces hommes ne sont pas tous homosexuels.
En effet. Un homme marié (à une femme) peut partir, parfois accompagné du chien, pour une promenade et se retrouver quelques dizaines de minutes plus tard en train d'enculer sans protection un individu rencontré derrière un arbre, pendant que le pitou se lèche les parties génitales non loin de son maitre. Si les chiens pouvaient parler...
Mais évidemment, les barebackers dans les parcs ne sont pas tous des hétéros.
Toutefois, je doute qu'un homme déjà en couple (hétéro ou non), trimballe avec lui des condoms et encore moins un tube de lubrifiant. C'est déjà un problème dans les saunas gais même lorsque les condoms sont distribués gratuitement, alors dans un sous-bois, vous y pensez ?
À suivre, peut-être.