Homophobie.
Mot formé de « phobie » et du préfixe « homo ».
Phobie : Peur non raisonnée et continue d’un objet, d’un être vivant ou d’une situation qui en eux-mêmes ne présentent aucun danger.
Homo- : identique, pareil.
(Définitions tirées du logiciel Antidote HD.)
Il est donc courrant d'entendre ou de lire que les gens homophobes ont peur des homosexuels. Je crois néanmoins que la plupart des gens homophobes n'ont pas réellement peur des homosexuels. Si on conduirait une personne homophobe au cœur du Village à Montréal, je ne crois pas qu'elle se sauverait en criant comme un malade à la vue d'un ou plusieurs homosexuels. Alors que dans le cas de l'arachnophobie, la peur des areignées, une personne qui a cette phobie pourrait se sauver ou s'éloigner en criant si on lui présenterait une tarentule sans au moins l'avertir au préalable.
Je dois avouer un je suis un peu arachnophobe alors je sais de quoi je parle. Je crois par contre logique de penser que nos phobies n'ont pas toujours le même degré d'influence sur notre comportement. Il y a des phobies légères et des phobies aigues. Une personne claustrophobe (qui a peur de rester dans un endroit clos) peut, selon la force de sa phobie, être tout à fait capable d'utiliser un ascenseur. Enfin, tant qu'il ne se coince pas entre deux étages.
Ainsi, on peut déduire que les gens homophobes ne le sont pas tous au même degré. Leur homophobie aura plus ou moins d'influence sur leur comportement. Les homophobes aigues auront probablement plus de mal que les autres à contenir leur aversion envers les homosexuels. Ils seront aussi plus portés à poser des gestes violent à l'encontre de personnes homosexuelles ou de personnes soupçonnées d'homosexualité. Les homophobes aigue peuvent aussi influencer des amis homophobes légers et même des amis non homophobes à commettre avec eux des actes violents envers des homosexuels ou des personnes soupçonnées.
Les homophobes légers ne poseront pas nécessairement de gestes quelconques envers les homosexuels qu'ils rencontrent. La manisfestation de leur homophobie pourrait rester verbale, sous forme d'insultes, mais il est aussi possible que la personne légèrement homophobe réprime son homophobie et passe totalement inaperçue aussi longtemps qu'elle n'a rien d'autre à reprocher à l'homosexuel qu'elle fréquente. C'est ainsi que lors d'un différent entre deux individus, des collègues ou autre, l'un d'eux aveuglé par la colère et manquant de contrôle de soi, lancera une insulte homophobe à son opposant. Avant un tel incident, il était impossible de savoir que la personne était légèrement homophobe. Comme on dit « le chat sort du sac ! »
Mais qu'elle soit aigue, moyenne ou légère, l'homophobie reste toujours aussi répréhensible.
Pourquoi est-ce que l'homophobie existe ?
Il semble que les humains ont beaucoup de mal à accepter les différences chez les autres individus. Ces différences peuvent être aussi de race, de religion ou même une différence physique. Par exemple, un jeune assez maigre et peu musclé pourrait être plus facilement victime d'homophobie qu'un jeune avec le physique d'un joueur de football (américain ou canadien; je précise parce qu'en France ce serait pas le même gabarit).
Encore aujourd'hui, plusieurs sociétés de notre monde sont des sociétés plus ou moins fermées où au sain d'un même pays tout le monde est éduqué selon les particularités de la culture propre à ce pays et parfois sans donner aux individus ni la liberté de s'informer sur les autres cultures et de choisir le mode de vie qu'il préfère ni la liberté de contester ce manque de liberté.
Même au sain de cette bonne vieille amérique, les parents élèves leur enfants selon leur propres valeurs et à leur tour ces enfants transmetteront ces mêmes valeurs à leur enfants. Et même des comportements homophobes peuvent être des valeurs. Autant que la croyance selon laquelle l'évolution des espèces n'a pas pu avoir lieue sans intervention divine. Parfois je me dis que notre monde évolurait plus vite vers un monde meilleur si les parents ne pouvaient plus transmettre ce genre de valeurs à leur enfants, mais c'est un autre débat.
Toutefois cela démontre pourquoi encore aujourd'hui alors que les homosexuels sont de plus en plus acceptés, l'homophobie persiste. Et ce n'est pas seulement la faute des parents. Je suis sûr qu'il y a des enfants homophobes dont les parents ne sont pas homophobes. Il aura appris ce comportement de ses amis. Aussi, je crois qu'on peut comprendre que c'est souvent (mais pas toujours) lorsqu'ils sont encore des enfants que les gens deviennent homophobes. D'une part, un jeune esprit est évidemment très influençable, d'autre part, les adultes n'expliquent pas toujours ces aspects de la sexualité humaine aux enfants.
Je suis sûr que pendant longtemps les parents ne parlaient pas d'homosexualité à leur enfants de peur de les « contaminer ». Dans le passé il semble que chez beaucoup de parents la croyance que selon leur actes ou selon les informations qui parvenaient aux oreilles de leurs enfants, leur enfant pouvait « virer fif », était très répendue. Ainsi, par exemple, les parents interdisaient aux jeunes garçons de jouer avec des poupées Barbies. Il n'était pas rare non plus de voir un père essayer d'intéresser son jeune fils aux filles, souvent beaucoup trop tôt, au lieu de laisser l'enfant libre de développer ses propres goûts.
Pour un parent, surtout pour les pères, la possibilité que son fils « vire fif » était généralement intolérable. Moi-même, j'ai vécu cela. Toutefois, je n'avais pas beaucoup de dialogue avec mon père et le sentiment de culpabilité m'était plutôt provoqué par une mère trop pieuse qui considérait qu'une tapette pourrait se voir interdire « d'aller au ciel », comme elle disait. Peu importe lequel de nos parents nous fait nous sentir plus ou moins comme « un trou d'cul d'fif », cela reste en tant qu'enfant toujours difficile à gèrer, voire à supporter. D'où les nombreux suicides chez les jeunes.
En fait, si le jeune arrive à passer par dessus l'homophobie parentale, il aura encore à subir l'homophobie des autres jeunes qu'il est obligé de fréquenter à l'école. Et les jeunes peuvent se montrer bien plus cruels qu'un parents. En fait, il y a aussi des cas où non seulement le jeune est victime de mauvais traitements à l'école mais en plus il subit d'autres mauvais traitements une fois revenu à la maison, lieu qui serait supposé être sécuritaire pour lui.
C'est pourquoi Louise-Andrée Saulnier avait dit à son émission Sexe et Confidences à TQS que l'homosexualité était un état inné parce qu'aucune personne sensée ne choisirait de devenir homosexuelle et subir de tels mauvais traitements. J'ai une toute autre opinion en la matière. D'ailleurs, dans notre société les enfants sont rarement considéré comme des personnes entières et apte à faire des choix qui auront un impact majeur sur le reste de leur vie. Autrement les parents arrêteraient de s'inquiéter que leurs enfants « vire fif » et commenceraient à accepter les choix de leurs enfants.
Mais qu'est-ce qui motive les comportements homophobes ? Pourquoi une telle aversion envers l'homosexualité ?
Je me demande s'il y a des études qui ont été faites sur ce sujet. Nous savons que pendant de nombreuses années où l'homosexualité était considérée anormale des études ont été menées pour comprendre ce qui faisait qu'un homme puisse préférer avoir des rapports sexuels et amoureux avec un autre homme plutôt qu'avec une femme. Beaucoup de psychologues et de psychiatres ont mené des études et publié des articles ou des livres sur le sujet.
Mais aujourd'hui, maintenant que l'homosexualité est considérée médicalement normale, est-ce que les homophobes défilent dans les bureaux des psychologues et des psychiatres ? Aurons-nous un jour droit à une sorte de rapport Kinsey de l'homophobie ? Selon l'article de Wikipédia concernant l'homophobie, il y a effectivement eu diverses études sur ce phénomène.
Je souhaite tout de même exposer ici mes propres idées au sujet des raisons qui font que pour beaucoup l'homosexualité reste un comportement anormal et méprisable. C'est certain que je ne serai peut-être pas toujours complètement objectif mais je m'efforce de rester logique. Juste pour être sûr que vous comprenez bien, voici la définition du mot « logique » : Science qui a pour objet l’étude des méthodes de raisonnement, de pensée, par lesquelles on peut atteindre la vérité. (Toujours selon le dictionnaire du logiciel Antidote HD.)
« atteindre la vérité »
Je ne sais pas si je détiens la vérité. Peut-être une partie de la vérité. Ou plutôt, une vérité parmie toutes celles qui puissent exister dans ce monde. Et parfois, la vérité choque. Vous voilà averti. Et une personne avertie en vaut deux. Et deux têtes valent mieux qu'une. Ha ! Ha ! Ha ! Un peu d'humour avant de parler d'un sujet sérieux ne peut pas faire de mal.
Plus sérieusement, je crois que la plupart du temps, les homophobes eux mêmes ne savent pas pourquoi exactement ils détestent ou ont peur de l'homosexualité. Je ne peux pas dire que je le sais mieux qu'eux. Je ne suis pas dans leur tête. Et même si j'y serais, cela ne me donnerait pas nécessairement les moyens de comprendre pourquoi ils agissent ainsi.
Toutefois, comme dans la définition du mot « logique », le raisonnement et la pensée ou autrement dit la méditation, permet d'arriver à des conclusions qui si elles ne sont pas des vérités sont surement pas très loin d'une certaine vérité. Et je crois que je peux dire que j'ai toujours été une personne méditative. Mais il ne s'agit pas d'une méditation renfermée sur soi-même. Je me suis aussi tenu bien informé sur le sujet par des émissions télévisées, des recherches sur le net, des articles dans des revues tel que Fugues ou RG.
Comme vous vous en rendez peut-être compte, malgré tout cela, j'ai dû mal à aborder le sujet. Je crois que c'est parce que ce que j'essais d'exposer ici risque de choquer des gens et pas seulement des homophobes qui s'y reconnaitraient. Je crois cependant qu'il est important de « crever l'abcès ».
Alors, pourquoi est-ce qu'un père est choqué ou peiné d'apprendre que son fils est gai (lors d'une sortie de placard, par exemple) ? Pourquoi est-ce si dure à avaler ?
Pourquoi est-ce que les jeunes ne peuvent s'empêcher de traiter de « fif » tout jeune un peu frêle, non sportif ou qui n'a encore jamais eu de blonde ?
Pourquoi est-ce qu'un homme qui se fait toucher plus ou moins par un autre homme se recule d'un coup sec en disant « es-tu fif ? »
L'une des principales raisons évoquée sur le net pour expliquer l'homophobie est que pour beaucoup de gens, un homosexuel représente un homme diminué, un homme immature ou encore un esprit de femme dans un corps d'homme. Pour ce dernier exemple, il est aujourd'hui accepté que cela existe et que la seule solution médicale possible afin que cet individu se sente bien est de procéder à des opérations de changement de sexe. Phénomène encore moins bien accepté que l'homosexualité.
Ainsi, un homosexuel est souvent considéré comme un homme diminué. Surtout lorsque cet homme est mince, peu musclé ou qu'il s'exprime un peu différemment des autres hommes. Et un homme diminué serait quelque chose comme un « homme-femme ». Et l'un des éléments les plus chocants lorsque certains homophobes pense à l'homosexualité c'est l'idée qu'un homme puisse être pénétré par un autre homme.
Cela dénote d'une ignorance envers l'homosexualité puisque la sodomie ne fait pas toujours partie d'une relation homosexuelle. Mais aussi, la plupart des homophobes ne connaissant que le modèle hétérosexuel où l'homme pénètre nécessairement sa partenaire, croient qu'il ne peut y avoir de rapports sexuels sans pénétration. Ou encore, que la pénétration est le summun en sexualité et pour cette raison il est impossible que des partenaires de même sexe n'en viennent pas à cela un jour. Par expérience, je peux affirmer que toutes ces croyances sont invalides. Mais ne me croyez pas sur parole. Le site QcBoy contient un bon nombre de profils d'hommes cherchant des expériences homosexuelles tout en précisant dans leur profil qu'ils ne pratique pas la sodomie.
Le modèle hétérosexuel classique dit que le rôle de l'homme lors des rapports sexuels est d'être actif alors que la femme est inactive. Ainsi, les gens qui connaissent mal l'homosexualité vont essayer d'appliquer ce modèle au couple homosexuel. Cela est d'autant plus stupide qu'aujourd'hui le modèle hétérosexuel s'est diversifié et l'homme n'est plus toujours celui qui est actif lors des jeux sexuels d'un couple hétéro. En effet, l'homme est assez peu actif lorsqu'il est assis dans un fauteuil et que la femme est assise entre ses jambes en train de lui faire une fellation. Et de cette façon l'homme peut parvenir au coït sans pénétration. De plus, si les couples essaient de varier les positions comme indiqué dans le fameux Kama Sutra, il est certain qu'ils vont tomber sur quelques positions où c'est la femme qui est active lors de pénétrations.
Ok, il reste dans tous ces exemples que c'est l'homme qui pénètre, un vagin ou une bouche. Et malgré que de plus en plus d'hommes hétéros apprennent à aimer être pénétré, premièrement par un doigt de leur conjointe et peut-être plus tard par un godemichet, la majorité des hommes hétérosexuels de par le monde seraient d'accord d'utiliser pour parler d'une expérience déplaisante une image faisant référence à la pénétration anale. Combien de fois ai-je vu sur le net dans un forum une personne dire « ah mais c'est moins pire qu'une bite dans le cul » ?
Trop souvent.
Ils auraient plutôt écris « c'est moins pire qu'une énorme bite dans le cul » j'aurais été plus d'accord avec eux. En effet, l'anus contrairement au vagin ne peut généralement pas recevoir facilement des sexes de grande taille. Mais revenons à nos moutons.
Une autre raison possible à l'homophobie de certains individus mâles en ce monde serait selon moi une peur que l'homme homosexuel en leur présence puisse ressentir une certaine attirance, un certain désir, sexuel ou non, envers leur propre personne. Alors que la majorité de ces hommes hétéros ne se privent pas de ressentir de telles émotions envers les femmes qu'ils rencontrent, devenir un objet de désir est intolérable pour eux. Comment peuvent-ils ne pas se rendre compte que si être désiré par une personne qui ne nous intéresse pas puisse être intolérable cela est certainement aussi intolérable lorsqu'ils font subir cela à une femme.
Mais d'un autre côté, être désiré, être attirant, n'est-ce pas un peu flatteur ? Même si la personne qui nous désire de nous plait pas, tant que cela reste respectueux et ne devient pas une agression, il ne devrait pas y avoir là de quoi en faire tout en plat. À la limite, il serait plus normal d'être gêné lorsqu'on s'apperçois qu'une personne nous trouve à son goût. Que ce soit ou non une personne de même sexe que nous. D'ailleurs, si je trouve un homme de mon goût et que celui-ci en devient gêné, cela décuple mon intérêt pour lui. Je trouve cela trop mignon. Pas vous ?
Certains homophobes ont, selon moi, une peur encore plus profonde. C'est un peu dur à expliquer mais j'ai l'impression qu'ils ont peur d'être un jour obligés, pour une raison ou une autre, d'avoir des contacts sexuels avec un autre homme. Encore une fois, il me semble qu'ils devraient pouvoir comprendre certaines femmes. Le viol est un acte encore plus répréhensible et méprisable que l'homophobie. Mais la peur du viol ne peut pas être une excuse à l'homophobie. Tout comme la peur d'être cambriolé ne peut justifier un comportement raciste envers un voisin à la peau sombre.
Les individus qui ont cette peur profonde ne voudront pas fréquenter des gens qu'ils savent homosexuels et ne voudront pas rester ami avec un vieil ami qui un jour leur annoncerait qu'il a découvert qu'il est homosexuel. Ils ont peur qu'un jour, peut-être lors d'une soirée arosée, ils en viendraient à des activités sexuelles. Je dirais même plus ! Et cela pourrait choquer des personnes homophobes : ils ont peur que s'ils en viendraient à cela, ils découvriraient qu'ils aiment ce genre de contacts sexuels.
Il a été souvent dit par des psychologues ou des psychiatres qu'une grande quantité de cas d'homophobie aigue étaient dû à un refoulement d'une homosexualité latente.
Pour ma part, je ne crois pas que refouler ces attirances, cette curiosité, cause très féquemment une homophobie, qu'elle soit aigue ou légère. Je sais que beaucoup d'hommes « sautent la cloture » après quelques dizaines d'années de marriage avec une femme avec laquelle il peuvent avoir eu quelques enfants. Ces hommes n'ont pas nécessairement eu des comportements homophobes durant leur vie d'adulte. Peut-être durant l'enfance ou l'adolescence mais on sait que les jeunes imitent souvent leurs amis juste pour « être dans la gang ». De plus, je ne crois pas que ma mère avait des comportement homophobes légers à cause d'un refoulement de son homosexualité. Je crois que c'était seulement par ignorance ou dû à son enseignement religieux.
Toutefois, les psychologues ou les psychiatres ont montrés des images de rapports homosexuels à une bonne quantité d'hommes. Et, étonnemment c'est chez les hommes homophobes qu'il y a eu le plus grand pourcentage d'hommes qui ont eu une érection lors de la projection des images. Il y a une phrase que j'ai lu quelque part que j'aime bien et qui dit du membre sexuel de l'homme que contrairement au sexe de la femme le pénis lui ne sait pas mentir. Ce qui veut dire, qu'un homme ne peut pas cacher ce qui l'excite sexuellement. Je trouve que ça va bien avec l'expérience de visionnement de photos. Mais les psychologues et les psychiatres ont tenu à préciser qu'une situation stressante peut augmenter l'excitation sexuelle et ainsi, les pourcentages peuvent être légèrement trop élévés chez les homophobe à cause de leur aversion pour ce qu'on leur présentait. L'étude ne dit pas combien de ces hommes ont par la suite, à un moment ou l'autre du reste de leur vie, décidé de sauter la cloture.
Il existe aussi un type d'homophobie plus obscure où effectivement l'individu a refoulé son homosexualité pendant un certain nombre années puis il succombé mais sans jamais accepter sa propre homosexualité. Un tel individu aura un problème d'estime de soit mais s'il ne s'en prend pas à lui-même physiquement, il s'en prendra à ses partenaires gais. En leur faisant mal il essais d'exorciser sa propre homosexualité. Mais cela n'exclu pas qu'il baise avec eux avant de devenir violent. Ils sont pris dans un cercle vicieux. Ça tourne en rond. Chaque fois qu'ils succombent à leurs pulsions homosexuelles ils se sentent coupables et ce sentiment leur est intolérable et les rend agressif envers les autres homosexuels qui représentent une partie d'eux-même qu'ils détestent. Peut-être est-ce une telle personne qui m'a agressé dans un sauna. Je ne pense pas être victime de ce syndrôme ou la victime prends pitié pour son agresseur mais j'ai effectivement un peu de pitié pour lui. J'espère qu'il finira par trouver de l'aide avant qu'il soit trop tard.
Heureusement, ce type d'homophobe est moins répandu.
Le type d'homophobie le plus répandu est l'homophobie fantôme; qui passe inaperçu. Que personne ne remarque, excepté peut-être une personne homosexuelle. Mais il arrive que les homosexuels se montre tolérant envers une homophobie qui ne semble pas faire de mal à personne. Et pourtant, ce type d'homophobie qui se cache un peu partout dans la vie de tous les jours, dans des publicités affichées ou à la télévision, fait un mal terrible qui est de banaliser l'homophobie. Cela commence avec l'homophobie légère et un jour il pourrait être banal d'être homophobe point.
Il est déjà banal dans les cours d'école tant en France qu'au Québec de traiter les autres élèves d'homosexuels en faisant usage d'un language plus argotique comprenant les mots « fif », « tapette », « pédé » et même « enculé ». Il a été démontré que ces insultes sont devenues des insultes passe-partout qu'on utilise sans même réfléchir et sans réellement croire que la victime soit homosexuel. Pour moi il est évident que le but est de « faire mal » à la victime en la traitant de quelque chose qu'elle ne veut absolument pas être, sans penser qu'au contraire la personne pourrait réellement en souffrir intérieurement puisque que cela touche à son secret qu'elle porte comme un fardeau justement à cause qu'elle sait que l'homosexualité n'est pas encore acceptée.
Pour moi dire qu'on use d'insultes homophobes sans réellement croire ou vouloir traiter la victime d'homosexuel est une grande hypocrisie qui ne sert qu'à faire croire qu'on est pas homophobe. C'est une forme d'homophobie qui a été banalisée en s'en servant contre n'importe qui sans distinction. Comme si quelqu'un se mettait à traiter de sale nègre des gens qui n'ont même pas la peau foncée. Il me semble que tout le monde trouverait ce comportement ridicule. Pourquoi en est-il autrement en ce qui concerne la banalisation des insultes homophobes utilisés à tout bout de champ pour un oui ou un non envers n'importe qui ?
Moi, cette forme d'homophobie me choque. Même si la victime n'est pas homosexuelle, c'est de l'homophobie quand même puisque lorsqu'ils se servent de ces insultes, il n'insultent pas seulement leur ami mais aussi tous les homosexuels de la Terre. En fait, c'est tellement banalisé qu'il arrive même que l'ami en question ne se sente même pas insulté. Ce qui fait de ces comportement une insulte homophobe envers la communauté homosexuelle est justement que ces mots soient devenus des insultes à usage courrant. C'est comme pour le mot « gay » qui est souvent utilisé pour dire « c'est nul ».
Ainsi, être gai, c'est nul.
Après on se demande pourquoi l'homophobie est si difficile à contrer. Comment peut-on continuer à se battre contre l'homophobie alors que tous les médias, allant de la télévision américaine à Wikipédia, se mettent d'accord pour défendre une telle utilisation du mot « gay » ?
Note : Je me réserve le droit de réviser ce texte quand et comme bon me semble.